Dylan Tatti
Cours Botanique, Pédologie et Écologie
Co-fondateur de l’Association Tilia.
Dr en biologie, écologue et pédologue. Responsable du Centre de compétences marais de la Maison de la Tourbière aux Ponts-de-Martel.
Depuis toujours, je suis animé par une profonde curiosité pour le vivant et les liens qu’il tisse entre le sol, les plantes, les paysages et les sociétés humaines. Au fil de mes études en biologie à l’Université de Neuchâtel, je me suis spécialisé en écologie fonctionnelle et en pédologie. Ma thèse de doctorat, consacrée aux formes d’humus, au bois mort et à la vie du sol en forêt subalpine, m’a permis d’explorer l’interface entre matière organique, biodiversité et dynamiques des milieux. Réalisée au Laboratoire Sol & Végétation, sous la direction du Pr Jean-Michel Gobat et de la Dr Renée Claire Le Bayon, elle a été distinguée par le prix Jean-Henriot.
De 2016 à 2022, j’ai exercé comme collaborateur scientifique à la HAFL, au sein du groupe Utilisation & Protection des sols dirigé par le Pr Stéphane Burgos. Ce poste m’a permis de suivre des projets de recherche appliquée, d’enseigner en contexte bilingue et de collaborer avec divers acteurs engagés pour une gestion durable des sols.
Depuis 2022, je participe également à la révision du Système suisse de classification des sols (rKLABS), en lien avec les formes d’humus et la matière organique.
En parallèle, j’ai enseigné de 2018 à 2025 la botanique au sein de l’École de plantes médicinales L’Alchémille (VS), où je m’efforce de transmettre une approche sensible, rigoureuse et accessible du végétal. J’y anime des cours mêlant écologie, ethnobotanique et observation du vivant.
Depuis décembre 2022, je coordonne les activités du Centre de compétences marais de la Maison de la Tourbière aux Ponts-Martel. Ce rôle me permet d’articuler recherche, pédagogie et action territoriale, en lien étroit avec le projet Tilia. J’y développe un engagement ancré localement, tourné vers la valorisation et la transmission des savoirs liés aux milieux humides.
Les tourbières, les zones humides régionales et le lac de Neuchâtel me rappellent combien l’eau relie les milieux entre eux. L’idée qu’une goutte de marais puisse rejoindre un jour l’océan m’inspire. L’appel des milieux lacustres et océaniques résonne aujourd’hui comme un prolongement naturel de mon attachement aux sols, au monde végétal et à l’eau qui y circule.
Créer des ponts entre disciplines, territoires et générations est au cœur de mon parcours. Apprendre, transmettre et écouter sont pour moi des engagements durables.

